Financer les accueils de loisirs sans hébergement Abonnés
Juridiquement, ces structures relèvent de la catégorie des accueils de loisirs sans hébergement (ALSH), régis par les articles R. 227-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles, qui en fixent les taux d’encadrement et les durées de fonctionnement. Les ALSH comprennent les accueils extrascolaires et périscolaires, mais aussi ceux répondant à des besoins sociaux particuliers de mineurs, comme le handicap.
Les collectivités compétentes en matière d’ALSH en territoires ruraux sont essentiellement les communes, au titre de leur compétence périscolaire facultative, et les communautés de communes, soit au titre de l’action sociale d’intérêt communautaire, qui est une compétence optionnelle au sens du 5° du II de l’article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales (CGCT), soit dans le cadre d’un transfert de compétence des communes membres en application de l’article L. 5211-17 du même code. Ce transfert laisse des marges d’appréciation aux communes dans la définition des contours de cette compétence.
Les sources de financement des ALSH sont multiples : ils peuvent s’autofinancer par des ressources propres, dépendant des tarifs fixés par la collectivité gestionnaire, mais aussi bénéficier d’aides départementales lorsqu’ils accueillent des mineurs en dehors de leur domicile familial. En outre, les collectivités qui organisent des accueils périscolaires dans le cadre d’un projet éducatif territorial sont éligibles à une subvention de l’Etat, via le fonds de soutien au développement des activités périscolaires.
Dans le cas où l’ALSH est pris en charge par une commune et accueille des enfants d’une autre commune, il n’y a pas d’obligation de participation financière de leur commune de résidence. S’agissant d’un service public facultatif, la commune organisatrice peut mettre en place des tarifs différenciés, fondés sur le critère de la domiciliation, sous réserve que les tarifs appliqués aux usagers domiciliés à l’extérieur n’excèdent pas le coût réel du service rendu.
De manière générale, le transfert de la compétence à la communauté de communes est une option à encourager, en particulier en milieu rural, en ce qu’elle permet un maillage pertinent de l’offre d’accueil, tout en mutualisant les équipements et les personnels, ce qui est source d’économies. (Réponse à la QE Mme Danielle Brulebois, n° 7890, JO AN 11/09/2018).
Jacques KIMPE le 06 décembre 2018 - n°225 de Communes et Associations
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