Les jeunes retraités ne peuvent pas utiliser leur CPF pour développer leurs compétences en tant que bénévoles associatifs Abonnés
Pour leur permettre de les acquérir ou de les maintenir, on aurait pu penser que ces jeunes retraités puissent utiliser les crédits de leur Compte personnel de formation (CPF) qui a été abondé tout au long de leur parcours professionnel et qui, bien souvent, n’est pas ou peu utilisé. Selon un député, ces crédits perdus pourraient justement servir à financer la formation des retraités qui souhaitent se perfectionner afin d’améliorer leurs compétences en tant que bénévoles associatifs.
Malheureusement, le gouvernement rappelle que les droits à la formation du CPF disparaissent automatiquement et ne sont plus mobilisables lorsqu’un travailleur a atteint l’âge légal de départ à la retraite ou qu’il a liquidé ses droits à la retraite à taux plein (article L. 5151-2 du Code du travail). Selon le ministère du Travail, cette déchéance des crédits CPF est logique dès lors que, n’ayant plus besoin de travailler, le retraité n’a plus nécessité de se former pour maintenir son employabilité.
Conseil : s’ils ont perdu ces crédits, les retraités peuvent néanmoins avoir recours au compte d’engagement citoyen (CEC), qui constitue avec le CPF et le compte prévention pénibilité, le 3e dispositif relevant du Compte personnel d’activité (CPA) mis en place par l’État pour bénéficier de formations tout au long de la vie. On rappelle que le CEC permet de recenser toutes les activités bénévoles et volontaires et autorise, en fonction des heures effectuées au profit de l’intérêt général, d’acquérir des droits à formation dans la limite de 720 euros.
Rappel : pour engranger des crédits au titre du CEC, le bénévole doit (i) faire partie d’une association régie par la loi 1901 et déclarée depuis au moins 3 ans, laquelle (ii) doit avoir un objet social éducatif, scientifique, social, humanitaire, philanthropique, sportif, familial, culturel ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique, la défense de l’environnement naturel ou la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises et (ii) siéger lui-même dans l’organe d’administration ou de direction de l’association ou participer à l’encadrement d’autres bénévoles.
Réponse ministérielle Stéphanie Rist, n° 1890, JOAN du 18 mars 2025.
Romain Boisset le 19 mars 2025 - n°364 de Communes et Associations
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