Rappel : depuis la loi du 11 février 2016, les magasins de plus de 400m² doivent disposer d’une convention avec au moins une association d’aide alimentaire habilitée. Or, face à une inflation importante et dans un contexte de pouvoir d’achat tendu, les Français se tournent de plus en plus vers les destockeurs qui cassent les prix et vendent des produits jusqu’à leur dernier jour de péremption. En conséquence, les associations d’aide alimentaire s’alarment depuis plusieurs mois d’une chute importante des dons des magasins et distributeurs. Le gouvernement indique que le groupe de travail sur le don alimentaire (réunissant État, associations, représentants du secteur de la distribution) n'a pas souhaité revoir le seuil de date limite de consommation (DLC) minimale à partir de laquelle le don est possible. L'effet de cette mesure sera évalué dans le cadre de l’étude actuellement menée par l’ADEME pour comprendre les causes du gaspillage alimentaire au sein même des associations d'aide alimentaire, le mesurer et tester des actions de réduction. Cette étude dévoilée en septembre, permettra d'enrichir les travaux entrepris dans le cadre du comité national de coordination de la lutte contre la précarité alimentaire. Ce comité prévoit de redéfinir les conditions et les mesures garantissant la qualité des produits rejoignant une « filière de dons alimentaires » et de diversifier les sources d'approvisionnement de l'aide alimentaire en vue de répondre aux enjeux du développement durable.
Réponse ministérielle Jérôme Guedj, n° 6978, JOAN du 20/06/2023.
Romain Boisset le 06 juillet 2023 - n°328 de Communes et Associations