Le Conseil d’État valide un peu plus l’ingérence de l’État dans la vie associative Abonnés
Le Conseil d’État n’est pas du tout de cet avis ; il valide le décret (et donc le CER), en considérant que les nouvelles obligations imposées aux associations poursuivent un but légitime (assurer le respect des principes républicains et du caractère laïque de la République). Il affirme alors que le refus ou le retrait d’une subvention ne limite pas, selon lui, la liberté d’expression des associations ni la liberté de recevoir ou de communiquer des informations. Enfin, il rejette les accusations de caractère flou ou vague de ces dispositions en considérant que le retrait ou le refus d’une subvention ne pourra s’appliquer que si le bénéficiaire « poursuit un objet ou exerce, une activité illicite ou que l’activité ou les modalités selon lesquelles l’association la conduit sont incompatibles avec le CER souscrit ». En rejetant donc le recours des associations, le Conseil d’État valide ainsi un mécanisme qui risque de rendre encore plus difficile la vie des associations déjà souvent maltraitées par les pouvoirs publics.
Romain Boisset le 06 juillet 2023 - n°328 de Communes et Associations
- Conserver mes publications au format pdf help_outline
- Recevoir par mail deux articles avant le bouclage de la publication.help_outline
- Créer mes archives et gérer mon fonds documentairehelp_outline
- Bénéficier du service de renseignements juridiqueshelp_outline
- Bénéficier du service InegralTexthelp_outline
- Gérer mon compte abonnéhelp_outline