Contrat de travail fictif entre une secrétaire et une association Abonnés
Dans ce cadre elle entretient des liens avec l’Association pour le développement du rugby parisien (ADRP), qui a pour objet de réunir tous les moyens susceptibles d’aider à la diffusion et au développement du rugby, et dont l’article 3 des statuts prévoit que tous ses membres sont obligatoirement membres de la section rugby de l’USMT. L’ADRP a fait signer à la salariée un contrat unique d’insertion (CUI), au terme duquel, elle lui remet son certificat de travail et son attestation ASSEDIC. Cependant, la salariée estime avoir été, en réalité, employée à temps plein par l’USMT.
La cour d’appel lui donne raison en jugeant qu’elle était employée en CDI à temps complet pour l’USMT. Parmi les arguments sur lesquels se fonde la cour (CA Versailles, 7/01/2015), le fait que la salariée figurait comme secrétaire sur les organigrammes de l’USMT, les nombreux mails qu’elle a produits et reçus de l’USMT où elle apparaît avec le titre de secrétaire joignable à l’adresse mail de l’USMT, le fait qu’elle assurait le secrétariat de la section rugby de l’USMT ou encore des témoignages en attestant. La cour d’appel a retenu que c’est exclusivement au service de l’USMT que la salariée accomplissait son travail de secrétariat et a ainsi fait ressortir que le contrat de travail conclu avec cette dernière par l’ADRP était fictif. Elle a légalement justifié la condamnation de cette dernière in solidum avec l’USMT (Cass. soc., 23/06/2016, n° 15-14.247).
Jacques KIMPE le 06 avril 2017 - n°189 de Communes et Associations
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